Change language
Displays
Abstract

The objective of this report is to provide an overview of the status and implementation progress of the GGW, accounting for land restoration progress made on the ground as well as for financial resources allocated to the Initiative.

This stocktaking exercise captures the implementation status of the GGW in the eleven founding states: Senegal, Mauritania, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Chad, Sudan, Eritrea, Ethiopia and Djibouti.
The focus is on these eleven countries mainly due to data availability, since as Pan African Agency founding states, they started implementing activities several years ago and have already undergone a first evaluation by PA-GGW.
Therefore, the geographical scope of this report focuses on the Sahel zone, which extends through northern Senegal, southern Mauritania, the central areas of Mali and Niger, northern Burkina Faso, northern Nigeria, the central strip of Chad and Sudan, virtually all Eritrea and northern Ethiopia to delineate and trace the impacts already achieved on the ground.

As of 2020, the GGW Initiative is well into its second decade and is receiving growing international attention in the context of a new international focus on and commitments for land restoration.

The GGW has evolved into an African-led pioneer initiative, which receives strong support from the international community as a flagship programme to combat land degradation, desertification, drought, climate change, biodiversity loss, poverty and food insecurity. In light of this heightened interest, time is now ripe for a stocktaking effort to assess what exactly has been achieved since the inception of the Initiative, where current member states stand in terms of implementation and which difficulties they experience. Some countries have achieved great progress in land restoration and the lessons learned here should be made available to others.

BY 2030, THE GREAT GREEN WALL AIMS TO RESTORE 100 MILLION HECTARES OF DEGRADED LAND, SEQUESTER 250 MILLION TONS OF CARBON IN THE SOIL AND CREATE 10 MILLION GREEN JOBS IN RURAL AREAS.

This report was prepared by Climatekos gGmbH (www.climatekos.com) with the financial support by the Government of Ireland. The report constitutes an advanced version of a landmark report on the “State of the Great Green Wall”. Current issues linked to the COVID19 pandemic have prevented a proper data collection and meant that this report does not include most recent data. It does, nonetheless, represent an important collection of information and is able to provide the reader with an adequate picture of this very large scale and ambitious initiative of the Great Green Wall. A final complete version of this report will be made available in the second half of 2020.

The designations employed and the presentation of material in this information product do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) concerning the legal or development status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. The mention of specific companies or products of manufacturers, whether or not these have been patented, does not imply that these have been endorsed or recommended by the UNCCD in preference to others of a similar nature that are not mentioned.

La Grande Muraille Verte est une initiative panafricaine de restauration et de gestion durable des terres dans la région sahélo-saharienne ayant pour objectif de lutter contre la dégradation des terres et la pauvreté. L’ idée de la création de l'initiative a été envisagée pour la première fois en 2005 lors de septième session de la conférence des chefs d’état et des gouvernements membres de la CENSAD qui s’est tenue à Ouagadougou les 1 et 2 juin 2005 - par l'ancien président du Nigéria, le chef Olusegun Obasanjo, et a été fortement soutenue par le président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

En 2007, l'Initiative a pris de l'ampleur lorsque la Déclaration 137 VIII de l'Union Africaine a été adoptée, approuvant la décision sur la mise en oeuvre (UA 2007) (ci-après dénommée GMV). A l'origine, le but de la GMV était de créer une longue barrière végétale entre les isohyètes de 100 et 400 mm sur une longueur d'au moins 7000 km le long du Sahel et sur une largeur d'environ 15 km. Ces dernières années, cette vision s'est transformée en une approche de gestion intégrée des écosystèmes, comprenant une mosaïque de différents systèmes d'utilisation des terres et de systèmes de production, incluant la gestion et la restauration durables des zones arides, la régénération de la végétation naturelle ainsi que des mesures de rétention et de conservation des eaux.

Le 17 juin 2010, les 11 États de la région du Sahel, situés au sud du Sahara, ont créé l'Agence Panafricaine de la GMV pour coordonner la mise en oeuvre de l’ initiative et appuyer la mobilisation des ressources. En 2012, le consensus s'est traduit par l'élaboration et l'adoption de la stratégie régionale harmonisée, définissant la zone d'intervention officielle de la GMV sur un territoire compris entre les isohyètes 100-400 mm pour chaque pays[1]. L’ expansion de la zone géographique de la GMV et le degré auquel l'initiative GMV a contribué et contribuera à la mise en oeuvre des conventions de Rio[2] et des Objectif Développement Durable (ODD), a créé des divergences de points de vue au sein des pays membres, des acteurs concernés et des donateurs internationaux.

L'initiative comprend un éventail de parties prenantes, y compris les gouvernements nationaux, les organisations
internationales, le secteur privé et la société civile qui travaillent de concert sous la coordination panafricaine pour mettre un terme à la dégradation des terres. Des partenaires internationaux, tels que la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (ONUAA), la Banque mondiale (BM), le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), l’ Union Européenne (UE), et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), entre autres, ont mobilisé des investissements substantiels pour faire avancer la mise en oeuvre de l'initiative GMV.

En 2020, l' initiative GMV en est à sa deuxième décennie et reçoit une attention globale croissante dans le contexte d'une nouvelle orientation internationale et de nouveaux engagements pour la restauration des terres. La GMV est devenue une initiative pionnière dirigée par les Africains, qui reçoit un fort soutien de la communauté internationale en tant que programme phare dédié à la lutte contre la dégradation des terres, la désertification, la sécheresse, le changement climatique, la perte de biodiversité et la lutte contre la pauvreté. Compte tenu de cet intérêt accru, le moment est maintenant venu de faire un inventaire pour évaluer ce qui a été exactement accompli depuis le lancement de l'initiative; où se situent les États membres actuels en termes de mise en oeuvre et quelles difficultés ils rencontrent.